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 Déménagement

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Vodkazawa
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MessageSujet: Déménagement   Lun 17 Sep - 4:23

Des champs de céréales, autour de Bonta,
Poursuivit par des plaines, toutes monotones.
Bercé par les vents qui nous entraine,
Près de ces roches qui nous ensorcele
Mille fois je t'ai vu, je t'ai parcouru
Foulé tes chemins, jonché de blops
Alors je veux te revoir, rien qu'une fois
Mes plaines de Cania!



"Houlà ce poême de 300 est vraiment hideux."

Vodkazawa machouillait sa plume de Maitre Corbac. Il avait rejoint le campement près du premier massif et de la foire du Trool. Il était assis comme à son habitude depuis un moment sur le toit de sa roulotte de tête, écrivant des poèmes ou déclamant des oeuvres mineurs. Les plaines de Cania était un endroit tout ennuyant. Le même paysage se voyait à des kilomètres et il n'y avait absolument rien à faire. Quelque fois dans l'ennui, un blop se faisait écraser par les solides roues en oliviolet de la Caravane du Silence. L'unique jeu qu'avait trouvé les Caravaniers étaient de parier sur la couleur du blop. Il y avait bien sûr eux cette attaque de Kanigrou tôt le matin. Les bêtes sauvages attirés par l'odeur de la viande cuisiné par Honoratta avait attaqué en meute. Le danger avait été vite refoulé par le service d'ordre de la Caravane. Il y avait donc de l'ennui dans l'air et personne ne le vivait bien. Vodkazawa soupirait souvent, il savait bien que l'île du Minotoror était loin..même à Caravane!

Le voyage aurait pu bien sûr durer ainsi, mais perché sur le massif de Cania, 3 hommes suivaient d'un oeil intéressé le parcours de la Caravane. Il y avait tout d'abord un Iop silencieux. de noir et de rouge vétue. Il restait silencieux, pendant qu'à coté de lui un Sacrieur se tailladait doucement le bras au fil de son épée. Plus loin, une carte à la main, un Ecaflip regardait un rassemblement de craqueleur des plaines, plus loin sur le trajet de la Caravane.
A ce moment là, n'importe qui aurait reconnu, les 3 bandits des plaines de Cania; Nomekop, Edasse et Eratz. Ils avaient déjà décidé d'attaquer la Caravane et d'en voler toutes les richesses (relatives auraient dit Vodkazawa). Le plan était simple, la Caravane allait accidentellement se faire attaquer par une horde de craqueleurs des plaines enragés et lorsques leurs forces déclineraient alors...

Vodkazawa avait fini par s'endormir sur le toit. La Caravane avait dévié de la Route pour longer les massifs de Cania, la route étant sinistré sur une portion d'un bon kilomètre. Le réveil du meneur fut tout aussi brutal que la pierre envoyé par un craqueleur des plaines. Celle-ci en plus d'avoir l'effet de mettre de mauvaise humeur le barde, renversa la roulotte de tête et brisa sa roue avant. Ce n'était que les prémices, et en quelques minutes, une pluie de pierre s'abattait sur la Caravane. La charge des craqueleurs des plaines ne se fit pas entendre. Elle fut bien entendu repousser par la force des armes. Vodkazawa était pourtant inquièt, la Caravane était immobilisé...

10h était passé depuis la première attaque. Un périmetre de sécurité avait été créé, mais la Caravane ne pouvait pas repartir. Les craqueleurs étaient trop nombreux. Il fallait du bois pour la réparation, de la nourriture et des bras pour transformer en poussière les trop nombreux rochers.

Les tofus messagers furent tous lancés. Il fallait de l'aide!
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Khaalya

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MessageSujet: Re: Déménagement   Lun 17 Sep - 8:34

Khaalya se laissait doucement bercer par le tanguage de sa roulotte. Les lourds véhicules avaient été obligés quelques minutes auparavant de quitter la route impraticable, et de couper à travers les plaines dont les sols étaient heureusement secs en cette saison. Les vallons peut profonds ne constituaient pas d'obstacles majeurs, et cela rendait même le mouvement des roulottes plus agréable que les brusques cahots de la route de Bonta.

Se laissant aller, elle rêva à moitié au week end passé, les yeux mi-clos. De dur et longs combats, pour si peu... et pour tellement! Si elle n'avait pas pu atteindre ses espérances quant aux peaux qu'elle cherchait désespérément, elle avait trouvé bien plus cher. Le doux Belomen avait combattu à ses côtés toute la journée, se relevant de tous les coups qui lui étaient portés avec encore plus d'ardeur. Si elle appréciait l'"ancien" Belomen, elle en admirait le "nouveau" pour sa ténacité. Il lui restait certes beaucoup à apprendre, mais son caractère désormais implacable l'aiderait considérablement.

La pierre qui percuta la roulotte de Vodka réveilla tous les réflexes de la guerrière en une fraction de seconde. Sautant de son siège, elle cavala à l'avant du convoi. La roulotte de leur panda de chef gisait sur le flanc. Elle ne s'inquiéta pas longtemps pour lui, le voyant se redresser en bougonnant, faisant des grands gestes de désespoir en contemplant un tas de papiers éparpillés dans la poussière sur lesquels on voyait désormais avec peine son écriture régulière. Ne perdant pas un instant, elle donna quelques ordres brefs aux quelques Minotoris dont elle disposait. Sécuriser les roulottes restant sur leurs roues. Les mettre en cercle et fermer leurs volets sur l’extérieur. Elle envoya Honoratta ouvrir le râtelier de la roulotte des Minotoris et sortir les armes de chacun. Le petite Fée, complètement paniquée et voulant bien faire, essaya de ramener quelques dagues qui échappèrent de ses petits bras et s’éparpillèrent dans l’herbe. Un juron de Khaalya en sa direction la fit presque défaillir, et il fallut qu’Odhana vienne s’occuper d’elle pour qu’elle ne soit pas le premier dommage collatéral du combat qui s’annonçait.

Continuant à dispenser des ordres pour l’organisation de la défense, la féline s’enquît de l’attaquant. Les Craqueleurs des Plaines, véritables montagnes de Granit sur pattes, les encerclaient afin de commencer un bombardement massif. Cela n’annonçait rien de bon. Ergodyne manquait cruellement à l’appel, ses flèches ayant pu décimer les rangs de l’assaillant à distance, et Odhana ne pouvant pas encore venir à bout d’un de ces monstres toute seule. Il allait certainement falloir tenter une sortie.

Bizarre quand même. Les Craqueleurs n’attaquent jamais en si gros groupes et de manière si organisée. Khaalya garda cela dans un coin de son esprit, mais se concentra au plus pressé. Elle demanda à Odhana, Leekhan et Vodka de rester au centre du cercle, Leekhan invoquant des créatures à tour de bras, Vodka retournant les pierres à l’envoyeur, et Odhana tentant de ralentir les Craqueleurs. Sortant sa griffe de son fourreau, elle chargea avec Belomen, envoyant Zarlok se téléporter derrière les rangs de l’attaquant et Nevermind prendre des Craqueleurs pour taper les autres dans la direction opposée. Il se débrouillerait très bien tout seul.
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Belomen

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MessageSujet: Re: Déménagement   Lun 17 Sep - 12:19

Des craqueleurs... Jusqu'ici Belomen avait consciencieusement évité ces saloperies rocheuses, bien trop conscient que sa lame de métal ne faisait pas le poids contre des peaux si dures. Avec appréhension il avait vu la caravane s'engager aux abords des montagnes bordant les plaines de Cania, bien trop conscients des créatures y demeurant. L'attaque n'en demeurait pas moins surprenante, car, s'il avait appris à les craindre, l'ecaflip avait toujours cru les bestiaux pacifiques. Évitant une roche lancée depuis les hauteurs d'un bond félin sur le côté il eut un sourire sauvage.

- Preuve est faîte que je me suis trompée...

Il surprit un regard, incisif, de Khaalya non loin de lui. La jeune femme avait aussitôt changé de physionomie, et l’ecaflipette aventureuse et souriante du début de ce voyage s’était changée en une guerrière à l’iris plus félin que jamais. Elle lui fit un signe de la tête, désignant ainsi les craqueleurs approchant et, sans attendre sa réponse, sortit sa griffe pour aller au devant du danger. Affronter ces créatures ? De front ? Lui ?

- Khaalya...

Son bras tremblait légèrement, une sueur froide coulant le long de son dos et toute sa force semblait le quitter. Belomen serra les dents avec violence, jusqu’à sentir la douleur irradier dans sa mâchoire. La peur doucement, s’était insinuée en lui, il secoua la tête tentant de chasser ses doutes, en vain ses membres étaient transis, et lui... lui... incapable de bouger pour aller protéger celle à qui il avait juré allégeance.

- Je... Je...

Sa colère montait, faisant couler en ses veines un feu brûlant. Ire contre lui même, honte de sa réaction... de ces espérances déçues. Lui qui avait tant espéré être digne un jour du rang de Minotoris... le voila qui reculait à l’instant même où il aurait pu, bravement, faire ses preuves et montrer à Khaalya qu’il était digne de combattre à ses côtés. Il baissa la tête et vit à côté de lui, tombée des mains d’Honoratta une dague fine. Sans vraiment réfléchir à ses actes il la prit dans sa main et, avec une lenteur incroyable, s’entailla doucement le bras, laissant la douleur envahir son corps tandis que sa fourrure se teintait peu à peu de rouge.

Belomen releva les yeux vers les craqueleurs non loin et vit Khaalya utiliser sa griffe une première fois, repoussant un instant le premier des assaillants. La pression de la dague s’accentua tout comme la douleur, remplaçant dans l’esprit de l’ecaflip la peur omniprésente. L’adrénaline commença elle aussi à se faire sentir, faisant pulser dans le corps de Belo une énergie nouvelle. Malgré sa blessure il prit, enfin, son épée, et, doucement, leva la tête vers le combat, la folie vacillant en son regard en une flamme inquiétante.


- Je... Je... n'ai... pas peur...

Un pas, puis un autre, doucement d’abords puis de plus en plus rapidement. Il courait désormais, sa vision réduite à sa première cible non loin. Un Craqueleur des plaines bien entendu, un peu plus petit que la moyenne, qui lui tournait actuellement le dos, contournant Khaalya. Ces saloperies étaient en train de l’encercler, lentement mais sûrement et les autres avaient bien trop à faire pour venir l’assister. Il s’arrêta soudain dans sa course et, posant une main à terre, s’élança la lame en avant avec un grand cri.

La créature se retourna et pivotant sur elle même lança son bras de pierre à la rencontre de Belomen. L’acier et la roche se rencontrèrent avec un crissement effroyable tandis que sous le choc l’ecaflip était projeté à plusieurs mètres. Il s’écrasa avec violence sur un rocher non loin, sa tête percutant violemment l’obstacle. Un mince filet de sang se mit lentement à couler non loin de son oeil gauche tandis que sa vision se faisait plus floue. Ses dents étaient toujours serrées, ses muscles durcis par l’effort en devenaient douloureux alors que les toxines doucement les envahissaient. Il se releva néanmoins, presque titubant.


- Je... ne meurs pas...

Il cracha un caillot de sang sur un corbac non loin qui regardait, intéressé, la scène et eut un sourire un peu fou.

- Même pas dans tes rêves l’oiseau... ce tas de pierres n’aura pas ma peau...

Il fit un pas de plus et trébucha, manquant de peu de tomber sur le sol. Il planta son épée dans la terre pour se redresser tandis que le Craqueleur se dirigeait désormais vers lui. Le corps endolori de Belomen fut alors secoué de spasmes, un rire étrange sortant de lui.

- Et puis...

Il laissa son épée au sol et reprit sa marche.

- ... la mort...

Il s’élança en un ultime effort vers la créature tout en lançant à l’instinct l’arcane roue de la fortune. Le sol semblait meuble sous ses pas lorsqu’il quitta le sol, sa vision plus trouble que jamais. Il n’avait jamais maîtrisé l’attaque félintion, la jugeant par trop inutile... mais elle s’imposait aujourd’hui à lui, les gestes s’imprimant dans son esprit tandis qu’il les réalisait.

- ... JE NE LA CONNAIS QUE TROP !

A nouveau la créature tenta de prendre l’ecaflip de volée de son bras de pierres mais Belomen, de la main, prit appui sur ce support inespéré et, son saut revigoré, passa derrière la créature. Toute sa colère se concentra alors dans ses bras tandis qu’en un cri il lançait sur la nuque de la créature une ultime attaque.

- BLUFF !

Les jets de cartes touchèrent le monstre au moment même où Belomen s’écrasait à nouveau au sol. Du coude, plus tremblant que jamais, il tenta de se redresser. Face à lui, lui tournant toujours le dos, la créature restait immobile. Il eut une grimace douloureuse, tentant de faire réagir son corps une dernière fois. Avec un bruit effroyable les roches composant le Craqueleur se fendirent et la créature s’effondra d’un bloc sur le sol, soulevant une vague de poussières. Pour autant Belomen ne pouvait se permettre de sourire. Le grand frère du monstre de pierres venait d’apparaître face à lui, le surplombant de toute sa taille. Un pieds se leva doucement et l’ecaflip, un rictus haineux, le vit s’abattre sur lui, promesse d’une fin imminente.

- Et merde...

Les yeux clos il ne vit pas la lame de Khaalya s’abattre sur la créature l’envoyant rejoindre dans l’enfer de Djaul ses autres cousins disparus. Sans pouvoir s’attarder la guerrière engagea le combat contre une autre créature... et Belomen remercia Ecaflip qu’elle ne soit pas restée. Sur les joues de l’eca, assis sur le sol et la tête baissée, coulaient des larmes d’amertume. Un instant il aurait même préféré être mort que d’avoir à affronter son impuissance... mais une vague d’amour propre le submergea et, se traînant jusqu’à son épée fendillée il se redressa une dernière fois.

- Au moins... si je ne peux vaincre ces choses... je peux la protéger... peut-être...

Chancelant il se remit en marche pour rejoindre le combat qui s’était une nouvelle fois déporté, s’approchant un peu plus de la caravane malgré les efforts conjugués des caravaniers en présence.

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Belomen
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Honoratta

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MessageSujet: Re: Déménagement   Lun 17 Sep - 12:41

Yeux écarquillés, je suis figée… Pas avec la grâce de ma déesse… non figée à la façon d’un vulgaire caillou tels que ceux qui nous entourent. Tout à coup, je réalise qu’il pleut des pierres, et que, même figée, je suis quant à moi de la chair.

« Honoratta, va chercher les armes chez les Mino ! Vite ! » hurle une voix confiante et directive. C’est Dame Khaalya, l’éminente Mino de la Caravane.

« Z’y z’y z’y cours, Dame Khaalya ! »
Ma tête tourne, mes jambes flageolent, mes mains ont la tremblote. Je me dirige en zig zag vers la roulotte. Je m’y hisse du haut de mes frêles guiboles, appuyant un genou sur le plancher de bois avant de tricoter vite vite vite vers le râtelier indiqué.

« Ze peux y arriver, ze peux y arriver »…Je charge mes bras de dagues et lames aux tailles variées, maîtrisant avec mal mes mouvements et fais précautionneusement le chemin du retour.

« Tu perds du temps, dépêche toi donc mauvaise larbine !! » me dis-je.

Au dehors, le groupe s’est organisé stratégiquement et forme une sorte de barricade concentrique.

Perdant de vue ma mission un bref instant, les armes me glissent des mains...Je les regarde, disposées dans l’herbe, Belomen en saisissant une à la volée.
Consternée; je suis consternée par mon incapacité totale à assumer une responsabilité, incapacité largement soulignée par un grognement implacable de Dame Khaalya.

Mon cœur bat la chamade, je suis nulle. Mes yeux s’embrument, m’empêchant de distinguer ce qui ce trame au dehors, jusqu’à ce qu’une masse fluo ne se jette sur moi, afin de me protéger d’un jet de pierre.

« Merzi Dame Odha… » fais-je dans un murmure.

Mais cette dernière semble elle-même en grande difficulté et n’a pas la corpulence à encaisser les coups. Elle décoche quelques flèches hasardeuses qui, bien que filant à travers l’air avec grâce, se cassent la plupart du temps au contact des masses rocailleuses.

« Il faut que ze la zoigne »

Alors que ses pensées trop lentes traversent mon esprit, j’aperçois un énorme bloc projeté en sa direction.

Résistant du mieux qu’elle le peut sur sa droite, Dame Odha semble chercher du regard en direction de son époux et ne semble pas apercevoir le granit arrivant à toute allure.


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Belomen

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MessageSujet: Re: Déménagement   Jeu 20 Sep - 9:37

Khaalya se déplaçait trop rapidement au sein du tumulte, bien trop en tout cas pour que Belomen soit capable de la suivre... surtout dans l'état qui était le sien. De plus il constata avec une certaine amertume que l'intrépide guerrière n'avait guère besoin de son assistance, virevoltant avec grâce et fureur au milieu des craqueleurs. Il ne serait pour elle rien de plus qu'une gêne et cette pensée seule l'insupporte le poussant à se replier, bien malgré lui, vers le cercle de défense de la caravane. Un rocher jeté sur lui avec violence l'obligea à une roulade, douloureuse, sur le côté. Il releva la tête, la colère faisant pulser le sang contre ses tempes mais aucun adversaire face à lui... sans doute une roche perdue. Ses yeux se plissèrent, tentant de percer les hauteurs des montagnes de Cania... en vain.

Il y eut une brusque accalmie durant laquelle, les côtés plus douloureux que jamais, Belomen reprit lentement son souffle, une main sur le flanc. Une bourrasque de vent accompagna son mouvement, faisant se rabattre sa cape autour de lui... la fatigue, doucement mais de façon constante, venait peu à peu envahir ses membres, provoquant en son corps une torpeur aux accents mortels. Il secoua la tête pour en chasser les brumes s'y infiltrant et eut une nouvelle fois un bien étrange sourire. Sa main se porta d'instinct à son masque noir et, tandis qu'à l'ombre des rochers l'iris de l'ecaflip se faisait plus fin. Il colla doucement le masque à son visage, retrouvant dans l'ombre du bois noir, une étrange sensation de sécurité... isolé du monde ne lui restait que la douleur... et par les fentes du masque un aperçu du monde.

Un mouvement dans les airs attira son attention, une roche plus grosse encore que celles s'étant déjà abattues sur le camp venait d'être projetée dans les airs en direction de la barricade des caravaniers non loin. Il ne fallut à Belomen qu'un instant pour anticiper la trajectoire et constater en un rictus invisible qu'une paire d'ailes et une chevelure turquoise allaient avoir le droit à une pesante et inconfortable visite. Il se leva, la douleur étrangement chassée de son esprit depuis quelques instants, et, presque aussi rapidement que Khaalya plus tôt, se mit à courir, luttant en vitesse avec la chute de la roche. Combat ridicule tant la roche était imposante... même en pleine forme Belomen aurait eu un mal terrible à repousser une telle chose. Et pourtant...

Alors qu'Honoratta, demeurée immobile, et Odhana inconsciente du danger allaient être écrasées, l'ombre de la roche s'abattant déjà sur elles, le projectile s'arrêta avec un bruit sourd contre une forme sombre, fumante. Il y eut un instant de flottement puis avec un nouveau craquement, la roche se fendit totalement, recouverte d'une multitude de petites fissures, et tomba en deux parties autour de la silhouette immobile. Belomen se retourna vers les deux jeunes femmes, l'eniripsa gardait les yeux fixés sur le sol tandis qu'Odhana le regardait étrangement. Il semblait un peu hagard, les vêtements fumant et déchirés en de nombreux points. Pourtant... la fatigue l'avait quitté, presque entièrement ou du moins en apparence. Même la blessure à son bras semblait avoir disparu sous les faveurs du dieu des joueurs. Pour une fois il semblait que le décrié ecaflip eut réalisé quelque chose qui lui semblait inaccessible.

Il existe chez le peuple ecaflip, transmis aux jeunes combattants dans l'espoir que celle-ci leur sauvera un jour la vie, une technique particulière qui ranime l'âme du dieu dans le corps de ses croyants et, si leur foi et leur chance est assez grande. Souvent utilisée dans des situations désespérées elle écourte d'autant la vie de l'utilisateur... car le moindre doute, la moindre faille dans l'esprit du lanceur, a aussitôt une funeste issue. Autrefois, dans son existence précédente, l'ancien Belomen avait souvent utilisé cette technique pour se sortir d'embarras... avec des conséquences pour le moins aléatoire. Cette fois l'urgence ne laissait guère de place à l'hésitation. Et sa nouvelle personnalité, en accord avec son impulsion première, avait lancé Chance d'Ecaflip... stoppant là net la pierre. Autour de lui le combat avait, pour le moment, tourné à la faveur des caravaniers tandis que les craqueleurs refluaient lentement vers les montagnes.

Un douleur à la mâchoire fit grimacer Belomen, sa langue joua quelques instants dans sa bouche et, crachant à terre, il expulsa dans un nouvel amas de sang, une dent. Il se massa la joue et jeta un regard noir à Odhana.


- Tu regarderas un peu ce qui se passe autour de toi la fois prochaine...

Puis il se détourna sans lui laisser l’occasion de répondre. Un regard lui suffit pour comprendre que de nombreuses roulottes avaient été abîmées, des toitures éventrées par la pluie de roches... la caravane ne repartirait pas sans rapides réparations cela semblait une certitude. Mais... pour le moment... et tandis que les caravaniers se réunissaient à nouveau après la stupeur de l’attaque il s’éclipsa doucement, passant derrière une roulotte un peu plus isolée. A l’abri du regard, le dos posé contre le bois, il se remit à grimacer de douleur. Malgré le coup de pouce divin... l’attaque avait été terriblement dure à supporter... bien trop dur même. Profitant de la confusion générale il s’entoura le torse de bandages pour retenir les côtes cassées et, changeant de vêtements, tentant de faire bonne mine, revint vers le campement. Vodkazawa avait déjà fait sauter les bouchons de pandapil, célébrant là une bien étrange victoire... mais les esprits étaient soucieux, partir de ces lieux devenait une nécessité presque vitale tant le danger continuait à rôder autour d’eux. Chaque craquement de la roche provoquait des frémissements... autant vaincre de jour avait été une terrible épreuve... autant personne n’envisageait de pouvoir se battre à nouveau au coeur de la nuit.

Pour masquer sa méforme Belomen restait juché sur Nevercara, une nouvelle dragodinde, cadeau récent de Nevermind. Cette dernière, surexcitée par l’attaque subie - à se demander quel entraînement elle avait bien pu subir... - menaça plusieurs fois de désarçonner son fragile cavalier. Le destin et une décision de Vodka allaient donner à la dragodinde une occasion de laisser sortir son trop plein d’énergie. Alors qu’avec les moyens du bord les caravaniers tentaient de réparer les roulottes abîmées, le bois vint bien vite à manquer. C’était la première fois, sans doute, que les caravaniers voyaient ainsi leurs demeures être assaillies... et les ressources nécessaires à de pareilles réparations n’avaient pas été prévues... et où auraient-ils pu les mettre de toutes façons ?


- Bon Belo... on va avoir besoin de toi...

Arguant avec arrogance que la réparation de demeures autres que la sienne ne le concernait pas - et la roulotte des Minotoris étant littéralement envahie par une Khaalya déchaînée prête à lancer sur l’heure l’extermination des craqueleurs pour un petit trou dans le toit, il s’était volontairement écarté des efforts collectifs, tentant, plus ou moins discrètement et efficacement, de prendre un peu de repos. Jugé du fait le plus frais et le plus disponible, tout comme, Belomen le pressentait diffusément, le moins utile en cas d’attaque de par ses talents, il se vit confié la charge d’aller récupérer du bois en Bonta, située à une dizaine de lieux à peine de là.

- ...

L’ecaflip avait hésité un instant avant d’acquiescer, impassible. Il avait juste insisté pour partir alors que la nuit allait tomber malgré le danger de l’obscurité... ce qui était passé pour une sorte de bravoure inutile n’étant en fait qu’un calcul de sa part pour économiser le peu de force lui restant. Il surprit quelques regards étranges, à nouveau, mais ne chercha pas à en comprendre le sens, bien trop occupé à éviter de son mieux la souffrance de son propre corps.

- Passez une bonne nuit alors...

Il avait ponctué ses propos d’un sourire ironique, conscient que la nuit risquait, comme eux comme pour lui, d’être tout sauf calme. Et, après un dernier regard pour une caravanière non loin, il ordonna du talon à Nevercara de prendre la route. Dans les cieux les étoiles commençaient à faire une apparition discrète. Peut-être, qui sait ?, la nuit serait-elle belle ?

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odhana

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MessageSujet: Re: Déménagement   Lun 8 Oct - 14:03

Les désastres causés par les jets de pierre sont gigantesques, et confèrent à la Caravane un air désolant.

Voilà plusieurs jours que nous sommes stoppés dans notre déménagement vers ce qui est la première étape de notre conquête prochaine : celle de la bière suprême. Non pas que tous les membres caravaniers se retrouvent dans cette quête effrénée vers le mal de ventre, mais le groupe a besoin d’un sens à sa vie...
Bouger, brasser du vent, changer d’horizon, ça occupe l’esprit et évite bien des dépressions.

Mais, alors que l’excitation avait conduit les Caravaniers à développer leurs compétences et stratégies pour organiser le départ, l’attaque des roublards avait été dévastatrice.

Assise sur un rocher depuis plusieurs heures à en avoir le fessier endolori, je contemple ceux et ce qui est, à ce jour, notre campement de survie.

Honoratta s’affaire naïvement à astiquer tout ce qui tient encore debout tandis que les Minotoris transpirent à grosses gouttes sur le chantier de réhabilitation, utilisant les ressources et bois ramenés par Belomen.
Vodkazawa est absent, parti depuis quelques jours en éclaireur afin de tracer une piste valable pour notre futur trajet.

Moi, je me sens vide… Mains jointes sous le menton, genoux repliés contre la poitrine, je considère notre vie dans ce triste bourbier.

« Oh, la colorée !! T’as fini de penser qu’on va se taper le boulot à ta place ? Tu pourrais au moins passer les clous ou, je ne sais pas, aide donc Honoratta un peu… rends toi moins inutile ! ».

Les yeux débordants de larmes, les lèvres frémissantes et la voix cassée, je bégaie quelques mots.

Khaalya, féline à la caracape épaisse, n’en est pas moins une amie aux sens développés. Remuant imperceptiblement la truffe, elle s’essuie le front d’un revers de patte avant de les camper solidement sur ses hanches.

« Qu’est ce qu’il y a Dada ? »

« Meuh regardez vous à besogner, c’pas franchement rigolo hein ! Ca sentait le naufrage c’t histoire et on a changé de bord au lieu de rester au port de Madrestam…. C’tait tranquilou là- bas, ça sentait bon les embruns, pis y avait les Flib… »

En prononçant ses mots, je réalise que la Caravane s’est remise en route sans avoir averti les Flibustiers, heureux camarades déjantés de la Voile Noire.

Ni une ni deux, sautant sur une monture attachée, et lui donnant de grands coups sur le flanc, je hurle en guise d’information et pis pour qu’ils veillent sur moi : « JE VAIS VOIR LES FLIBUSTIERS !! »


« Ok, Dada mais détache d’abord la monture et attache toi sur la selle si tu veux arriver à rejoindre la route sans encombre….
Regardant le soleil, la féline ajoute : « Nous, on a encore du boulot là et il faut que l’on profite des dernières heures de la journée…. Part devant, nous nous retrouverons plus tard….. »

Après un acquiescement du menton, et suivant ses bons conseils, j’arrive à enfourcher une bestiole qui galope, galope, galope…
La manœuvre n’est pas facile mais mon habileté bien connue me permet de contourner trois fois le port de Madrestam et d’arriver quelques instants avant le petit matin…

La Voile Noire repose tranquillement, enveloppée dans un voile de brume marine matinale.

Dans un craquement sourd du bois, je monte sur le pont, croisant un chachat noir miaulant sa famine près d’une première cabine.

C’est la cabine d’Uta, lequel est blotti contre lui une épouse détendue et peu fraîche, Marginale. Apaisée par les vapeurs d’alcool, sa patte pendante au sol tient toujours une bouteille pandapils.

Refermant délicatement la porte de la cabine, je rentre à présent dans la salle de couchage principale.

Je m’émeus de les voir dans leur sommeil… On voit pas quelqu’un pareil quand on l’a vu dormir….

Y a Buchowsky qui, vu son agitation, rêve certainement d’un énooorme trésor….Lyriks, la mascotte choue et très tendance… tiens on dirait qu’il dort les yeux ouverts…. Chon qui ne lâche pas son épée, même dans son hamac….Timainge, frottant doucement contre sa joue une poupée….et tous les autres, parmi certains trop peu connus…. Je m’en rends compte en les regardant maintenant…Salicorne, Khong, Bleuton, Zabatan, Flibchimiste….

Ravie d’avoir fait le chemin du retour, je me décide à attendre, patiemment, le réveil des Flibustiers, écoutant le bruit commun de leurs respirations.

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"Pân i valt law thilia" (tout ce qui est or ne brille pas)


Dernière édition par le Mar 9 Oct - 13:34, édité 1 fois
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Marginale

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MessageSujet: Re: Déménagement   Mar 9 Oct - 13:21

"Mmmm"... Rien de tel que de se réveiller avec une goutte de pandaplis dans la gorge! Le meilleur restant, tout de même, de lever son premier regard sur l'homme de sa vie...

C'est amusant de le regarder dormir. Son visage est détendu, apaisé, si différent de celui qu'il a lorsqu'il combat, la rage au ventre, les mains ensanglantées...

Je prends sa main dans ma patte, et je commence à jouer avec, à la chatouiller, la caresser... Mais?!

Mon oeil pochard se relève. Tiens? Qui c'est ça??? Qui a osé s'introduire sur notre épave, et surtout dans ma cabine?! Mes lèvres se retroussent, mes dents s'aiguisent, ma main libre prend la hache du mulou que je cache toujours sous mon oreiller (c'est plus confortable)... Et d'un bond de velours, je saute aux pieds de cet intrus, sans qu'il m'entende... Pas très malin celui-là: il somnole! Je lève alors ma hache, prête à couper en morceaux, à déchiqueter de mes crocs, à faire de la bouillie de cet amaknien sans vergogne!

Tout à coup, mes narines frémissent... Serait-ce du poisson que je sens? Oui, mes mains sentent toujours l'océan... Non, ce n'est pas ça... Je me concentre sur mon odorat... Ca sent... ça sent... Mais?! Je m'approche de l'intrus, me tourne vers son visage... Oh!!! Mais, oui, c'est Odha!!!

Etonnée, je la regarde dormir à moitié, toujours la hache levée. Mes yeux se tournent vers ma main armée, et mon bras se baisse. Elle ne m'a pas vue. C'est bizarre de la voir ici...

Je vais jeter un oeil à la fenêtre: non, pas de traces du drapeau de la Caravane, ni d'aucun membre... non, pas d'odeur lointaine non plus... Mais d'où vient Odha? Et pourquoi est-elle ici?

Je reviens vers elle. Je me poste, accroupie devant elle, tout en repoussant la hache. Oui, Odha est une amie, pas de hache avec elle. Elle ne me voit toujours pas. Elle semble plongée dans ses pensées... Elle est fatiguée... On dirait qu'elle a fait du chemin pour venir jusque ici. Elle doit avoir des soucis...

Je glisse ma bouteille de pandlis sous son nez... ses paupières ont du mal à se lever... mais ses lèvres s'entrouvrent. Je reconnais bien là notre Odha! Ce n'est pas pour rien qu'on est amis avec sa guilde! Je lui en verse une goutte... Elle salive, mais ne lève toujours pas la tête.

Je me tourne vers Uta: il dort toujours. Il a raison: à abattre une centaine de monstres par jour, il a bien le droit de dormir. C'est vers les autres que je me retourne alors: pareil, ils en écrasent! Heureusement que je ne dors que d'un oeil sinon on pourrait être vite envahis par une horde d'étrangers non désirés.

Est-ce que je la laisse dormir? Ou je la réveille? Je décide de la prendre sur mes épaules, délicatement, comme tout bon panda sait faire et je vais la poser sur le lit dans la cabine "invité" (qui ressemble plus à un garde-manger). Je lui verse de nouveau une gorgée de pandlis. La voilà qui se réveille.

Elle me regarde, un peu hébétée. Je commence alors à lui demander ce qu'elle fait là mais elle a vite fait de reprendre ses esprits et de me couper la parole pour laisser son flot de paroles sortir. Je ne comprends rien à ce qu'elle me dit: elle mélange des mots. Je lui mets alors une bouteille de pandalis dans la main qu'elle déverse machinalement dans sa gorge, tousse un bon coup et la voilà qui reprend son discours plus calmement.

Elle m'explique les problèmes de sa guilde, leur départ, leur campement et son désir de venir nous voir. Je lui fais une tape sur l'épaule, me lève, et vais dans le dortoir de mes amis.
Là, je prends une bonne gorgée de Pandakigueule (une spécialité de chez moi) et je hurle: "Debout les Flibustiers!" Sans attendre leur lever (certains ne demandent pas leur reste pour se lever comme Lili qui a déjà avalé sa bouteille rien qu'en bâillant, tandis que d'autres paressent en s'étirant, comme Titi), je me dirige vers ma cabine. Je caresse doucement Uta sur la joue, un léger baiser bien chargé d'odeur de Pandakigueule: il se lève d'un coup, le sourire aux lèvres. Je lui explique la venue de Odha. Il accourt vers elle, comme tous les autres, pendant que je vais préparer quelques poissons pr le ptit déj!

Assis à notre grande table, Odha au milieu, comme tout bon invité d'honneur, on mange, on l'écoute, on rit (et je passerai les détails peu apétissants). Soudain, Uta se met debout sur la table (on fait pas les choses à moitié chez nous), lève sa bière, et dit : "Vive Odha! Vive la Caravane!, et s'adressant à Odha, On va t'aider, Odha, toi et ta guilde. Nous n'oublions jamais nos alliés (et nos ennemis ne nous n'oublient jamais)!!!"

Sur ce, Odha a repris des couleurs, et nous continuons à manger, à boire et à hurler de bon coeur...
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Khaalya

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MessageSujet: Re: Déménagement   Mar 9 Oct - 14:18

Khaalya regarda la crâette filer comme une fusée dans la direction opposée, ses couleurs et sa position totalement incongrue sur sa monture lui donnant l'aspect d'une fée d'artifice multicolore et tourbillonnante.

Elle haussa les épaules. Ce qu'il y avait d'incroyable chez Dada, c'était sa capacité à se mettre dans des situations inextricables et à toujours trouver quelqu'un pour la sauver in extremis. Donc pas de souci à avoir, si ce n'était pas la féline qui la sauverai aujourd'hui, ce serait surement quelqu'un d'autre.

Et puis il y avait malheureusement plus important et urgent à régler. Belomen avait réussi à revenir avec un chargement de bois, certainement insuffisant à réparer tous les dégats, mais ils ne pouvaient de toutes façons pas y parvenir sans l'aide d'un spécialiste. Il fallait donc parer au plus pressé, réparer l'essentiel. A commencer par la roulotte des Minos. Ben ouais, on allait pas non plus se déplacer sans la force de frappe, surtout après une attaque pareille.

Elle rejoignit Belomen dont une bonne partie du corps avait été recouvert de divers pansements confectionnés par Honoratta, et qui s'affairait déjà à tenter de faire levier sur la roulotte des Minos pour remettre en place une roue déboitée. Elle le laissa peiner quelques instants avec un sourire empreint de malice, puis pris son air le plus naturel pour venir soutenir le coin de la roulotte à mains nues le temps que l'Ecaflip vienne emboiter la roue, un air penaud à moitié caché.

Ils travaillèrent une bonne partie de la nuit encore la féline ne cessant de les haranguer, les houspiller afin qu'ils travillent plus, mais tous, y compris elle finirent par tomber de fatigue, après avoir remis en état de rouler - si ce n'était dans un état réellement esthétique - la roulotte de Vovo et celle des Firefouxis, et entassé quelques débris dans un semblant de barricade en cas d'attaque nocturne... qui n'eut pas lieu, heureusement pour eux, vu qu'aucune garde n'avait été organisée suite à l'écroulement des troupes.

Au petit matin, Khaalya se leva avec difficulté, étirant ses muscles endoloris des efforts physiques des derniers jours. Elle lorgna le petit groupe de Firefouxis, encore endormis. Il fallait maintenant prendre des décisions strétagiques sur l'avenir proche de la Caravane, et ce n'était décidément plus de son rayon.
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odhana

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MessageSujet: Re: Déménagement   Mer 17 Oct - 5:31

(HRP : vu que personne ne nous rejoint à bord de ce fichu euh joli bateau...)

Marginale et les autres m'accueillent telle une amie, sortant victuailles et ripailles dès le petit matin.

Tout cela mets du baume au coeur, et je peux sentir l'harmonie qui e dégage de leur clan. L'ambiance est à la détente et au profit de ces moments communs et conviviaux.
Soudain, Uta prend la parole :

"Odha, t'es bien gentille et tout ca, mais... au fond qu'est ce qui fait que tu es revenue vers nous? Je ne mets pas en doute ta sincérité et ton amitié mais si vous étiez en partance... pourquoi faire machine arrière alors que la Caravane elle avance?"

Des regards interrogateurs se tournent vers moi.

"Ben, la Caravane avance plus trop là pour le moment" fais-je dans une moue.
"A cette heure-ci, c'est plutôt rafistolage et système de la débrouille pour remettre les roulottes en état"

A cette information, les Flibs hochent la tête, par compassion.
L'un d'entre eux, Lyrik, semble touché par nos mésaventures actuelles.

"Odhana, je ne sais pas si tu es au courant mais j'ai un fils... pour lequel il est temps de parcourir un peu le monde et de sortir des bandanas de son père. Prends le à tes cotés, et, si les caravaniers l'accepte, j'aimerais qu'il fasse un bout de chemin avec vous..."

Invitant son panda de fils à se manifester d'un coup de menton bref, ce dernier se lève et se dirige vers la cabine principale. Il en revient, armé d'un baton, d'une épée pendante ainsi que d'un ballot de provisions.

"Odhana-luv, je te suis..." fait-il d'un ton convaincu et convaincant.

Mettant terme à un succulent repas sur cette injonction, me voilà reprenant la route, accompagnée cette fois-ci de deux âmes protecrtices : la dinde et un nouveau compagnon de route.

_________________
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